par Claire
 

Limiter le nombre d’intermédiaires entre le producteur (éleveur, agriculteur…) et le client final : c’est la philosophie des circuits courts dans l’agroalimentaire, telle que le Conseil Régional de Bourgogne propose de la pratiquer sur la plate-forme Loc’Halles Bourgogne.

Les circuits courts, c’est aussi une démarche volontariste mise en œuvre, depuis 1997, chez Schiever (acteur de la grande distribution né en 1871 à Avallon, regroupant aujourd’hui 160 enseignes telles qu’Auchan, Atac, Maximarché, Proximarché, Kiabi, Flunch, Weldom etc.).

Comment cette démarche « circuits courts » est-elle née ? S’agit-il d’une solution économiquement viable pour une alimentation plus durable ? Quelles sont les contraintes et les avantages des circuits courts, pour les professionnels comme pour le grand public ? Quels produits peut-elle concerner ?

Autant de questions que nous avons posées à Hervé Frabboni, Responsable du développement durable et de la communication au sein du groupe Schiever.


M. Frabboni, quand Schiever a-t-il expérimenté pour la 1ère fois, dans ses rayons agro-alimentaires, les circuits courts… et pourquoi ?

Chez Schiever, nous avons mis en place des filières courtes il y a 15 ans déjà, en commençant par la viande bovine.

Les éleveurs, les abatteurs et nos magasins ont réfléchi ensemble à la meilleure manière de :

  • Donner confiance au consommateur, en maîtrisant les approvisionnements et en limitant le nombre d’intermédiaires pour assurer une parfaite traçabilité de la viande,
  • Favoriser les produits de qualité des éleveurs locaux, sans que le coût soit dissuasif pour les consommateurs,

Mais aussi limiter les transports (objectif écologique) : toutes nos viandes sont issues de Bourgogne et de Franche-Comté.


Aujourd’hui, à quels produits appliquez-vous les circuits courts ?

Après la viande bovine, nous avons d’abord appliqué les circuits courts à d’autres viandes, comme le veau, l’agneau et la volaille.

Mais nous avons également développé cette vision sur le rayon boulangerie : aujourd’hui, nous fabriquons 2 baguettes, 2 pavés et 1 brioche avec des farines issues de blés provenant de la plaine de Sens, fabrication du pain à Gevrey-Chambertin).

Sur ces produits, c’est vraiment une démarche globale que nous avons mise en place avec nos partenaires, parce que nous sommes intervenus à la fois pour sélectionner les matières premières (farines, levures) et pour élaborer des recettes respectueuses du goût mais aussi nutritionnellement qualitative (quantités de sel utilisées).

Nous travaillons également sur le rayon charcuterie, par exemple avec un jambon sec produit dans la Nièvre ou un jambon persillé spécifique (bi1) développé par les salaisons dijonnaises.

Enfin, nous sommes en train de déployer notre vision aux rayons fromages et fruits & légumes, avec des produits de qualité gustative et nutritionnelle, au meilleur prix et dans le respect de l’environnement.


Dit comme cela, la démarche paraît tellement simple qu’elle en devient évidente. Pourquoi les circuits courts ne sont-ils pas généralisés dans la grande distribution ?

De l’extérieur, tout paraît simple mais en réalité, la mise en place de circuits courts peut devenir compliquée !

Pour un acteur de la grande distribution, cela suppose d’avoir la « foi » car les aléas sont plus nombreux que lorsque vous travaillez avec des acteurs de grande taille.

Mais les résultats sont là !

Chez Schiever, c’est un engagement conforme à notre éthique et à nos valeurs : proximité, qualité, satisfaction du client, alimentation durable.


Quel est l’avenir de la démarche « circuits courts » chez Schiever ?

Aujourd’hui, nous associons à cette notion de « circuits court » notre nouvelle marque : la marque bi1, que nous concevons à la fois comme un label de qualité mais aussi, au-delà et autour du produit, comme un engagement sur l’excellence d’un accueil personnalisé réservé à chaque client (pour cela nous formons régulièrement nos équipes).

 

Notre marque va continuer à grandir et nous poursuivons notre réflexion sur l’innovation produit : pour tout vous dire, nous rendrons publique, dans quelques jours, une nouveauté sur les jus de fruits, conçue avec l’entreprise Nectar de Bourgogne. Et ce n’est qu’un début !


Posez vos questions en déposant un commentaire !

Si vous souhaitez en savoir davantage sur la démarche ou poser une question à Hervé Frabboni, n’hésitez pas à déposer un commentaire (visible par tous) ci-dessous : nous vous répondrons également par le biais d’un commentaire public.

Un commentaire

  • 1
    Chaumont
    25 avril 2012 - 8 h 04 min | Permalink

    Je vous invite à suivre notre actualité sur facebook:
    http://www.facebook.com/demarchebi1

    A bientôt!

    Sarah CHAUMONT, chargée de projet démarche bi1.

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