Le saviez-vous ?
Une série de nouveaux décrets, publiés au Journal Officiel le 31 janvier 2012, obligent :
- les établissements de santé (hôpitaux, cliniques, etc.),
- les établissements d’accueil des enfants de moins de 6 ans (ex : crèches),
- ainsi que les établissements sociaux et médico-sociaux (établissements et services relevant de l’action sociale : accueil des mineurs en difficulté, des personnes âgées en situation de dépendance, etc.),
à prendre rapidement des dispositions pour garantir la qualité nutritionnelle des repas servis à leurs usagers.
Ces nouvelles obligations entreront en vigueur à compter du 1er juillet 2013.
Concrètement, qu’est-ce que cela change pour les établissements, pour le grand public… et pour les acteurs de notre filière ?
Des obligations différentes selon le type d’établissement
Les 5 décrets publiés au Journal Officiel prévoient chacun des dispositions particulières en fonction du type d’établissement concerné (santé, jeunes enfants, social/médico-social, pénitentiaire et universitaire).
- Pour les établissements sociaux et médico-sociaux, sont requis :
• quatre ou cinq plats proposés à chaque déjeuner ou dîner ;
• le respect d’exigences en matière de taille des portions et de fréquence des repas ;
• l’adaptation des plats proposés aux goûts et habitudes alimentaires des résidents ;
• le respect d’exigences adaptées à l’âge ou au handicap des résidents ;
• la définition de règles adaptées pour le service de l’eau, du pain, du sel et des sauces ;
• le respect d’exigences minimales de variété des plats servis.
Voir le texte du décret - Pour les établissements de santé, sont requis :
• le respect d’exigences minimales de variété des plats servis ;
• quatre ou cinq plats proposés à chaque déjeuner ou dîner ;
• l’adaptation des plats proposés aux goûts, et à l’état de santé des patients ;
• le respect d’exigences en matière de taille des portions et de fréquence des repas.
Voir le texte du décret - Pour les établissements accueillant des enfants de moins de 6 ans (hors établissements scolaires, déjà concernés par un décret précédent), sont requis :
• le respect d’exigences minimales de variété des plats servis ;
• la mise à disposition de portions de taille adaptée à l’âge de l’enfant ;
• la prise en compte de besoins particuliers propres à l’alimentation infantile.
Voir le texte du décret - Ces dispositions concernent également la restauration collective dans les établissements pénitentiaires et universitaires (dans ce dernier cas, il s’agit d’une extension des obligations en vigueur dans la restauration scolaire).
Nota : les dispositions de ces différents décrets ont vocation à être, par la suite, complétés par des arrêtés ministériels.
Pour l’usager, qu’est-ce que ça change ?
C’est bien évidemment un pas très positif dans le sens du bien-être de l’usager !
Je remarque d’ailleurs que le législateur ne se restreint pas à légiférer sur l’apport nutritionnel des repas : il s’intéresse aussi au goût et au plaisir alimentaire qui sont, nous le savons bien, des éléments essentiels à la qualité de l’alimentation.
L’impact sensoriel de l’alimentation concerne tout particulièrement les enfants et les personnes âgées : chez ces dernières, c’est un facteur souvent négligé, qui peut pourtant conduire à la dénutrition.
Une opportunité pour le secteur agro-alimentaire
Ces dispositions législatives constituent également, pour notre filière, l’opportunité de travailler sur des projets spécifiques, d’innover et d’aider les services de restauration concernés à répondre aux nouvelles obligations auxquelles ils seront soumis dans un peu plus d’un an.
Entreprises et établissements, quels sont vos réactions ?


2 commentaires
Un petit pas en avant qui doit aussi et surtout tenir compte des capacités masticatoires des personnes âgées en plus de leur goût *et* envie. Lisser vers le haut et non vers le bas comme c’est trop souvent le cas en établissement avec la mise en place systématique des repas à textures « lisses » alors que la personne a encore envie et les capacités de manger des légumes en morceaux…s’ils sont bien cuits.
L’opportunité pour le secteur agro-alimentaire est important ; pour les entreprises, la possibilité d’adapter des plats en tenant compte des contraintes de la personne *et* de l’établissement.