18 mai 2009 Ces deux pôles de compétitivité se connaissent bien. En effet, dès octobre 2007, des représentants d’Innoviandes, le pôle de compétitivité centré sur l’aval de la filière viande qui comprend l’abattage, la découpe et la transformation des viandes, toutes espèces confondues, sont venus en Bourgogne visiter l’Institut Charolais et rencontrer les responsables de Vitagora. L’année suivante, en novembre, c’est une délégation de Vitagora et de l’Institut Charolais qui s’est rendue à Clermont-Ferrand. De ces rencontres a émergé l’idée d’initier une réflexion, avec pour objectif un éventuel partenariat. « C’est à partir de ces échanges que nous avons établi un programme de travail qui s’articule autour de deux axes », déclare Catherine Ménard, responsable de l’équipe d’animation du pôle Innoviandes. Le premier vise à contribuer à la création d’un « référentiel goût-nutrition-santé » des produits carnés. « Il s’agit d’évaluer l’apport des nutriments, présents dans les viandes, non seulement à la qualité nutritionnelle de ces dernières mais aussi à leurs bienfaits pour la santé », explique-t-elle. Quant au second, il a pour but d’évaluer l’impact des procédés de transformation et de conservation sur ces qualités nutritionnelles. « Ce programme devrait nous permettre de faire émerger des sujets de R&D pouvant, potentiellement, intéresser des partenaires de Vitagora et d’Innoviandes et conduire à la co-labellisation de projets ». Aujourd’hui, la viande se consomme de plus en plus sous la forme de produits transformés, même si le contexte économique actuel freine quelques peu cette évolution. « C’est une évolution de fond qu’il est permis de qualifier de révolution. Or le fait de consommer de moins en moins la viande sous sa forme brute oblige les entreprises à inventer les nouvelles manières de consommer les produits carnés », constate Catherine Ménard. Elle rappelle également que le fait de travailler sur un « matériau vivant » nécessite de parvenir à maîtriser l’impact des facteurs de production, au niveau de l’élevage, sur la qualité organoleptique et nutritionnelle des viandes. Par ailleurs, depuis la crise de la vache folle et la mise en place d’une réglementation, les sous-produits de la filière viande constituent une fraction beaucoup plus importante à l’échelle des outils d’abattage, ce qui pénalise assez lourdement leur rentabilité. « Il est donc indispensable de trouver des solutions pour valoriser ces sous-produits, soit sous forme énergétique, soit sous forme alimentaire », indique l’animatrice du pôle. Dans ce contexte, l’ébauche d’un partenariat entre Vitagora et Innoviandes apparaît comme une démarche très positive.
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