21 juillet 2009 « La validation industrielle du procédé développé dans le cadre du projet Légumes Express a été faite en collaboration avec Socopa, sur une production annuelle de 20 tonnes de produits finis », déclare Philippe Beaufils, fondateur en juillet 2000 de l’entreprise Labo Concept Nature (LCN), qui collabore à ce projet, labellisé par Vitagora. Porté par Trilégumes, une filiale de Dijon Céréales basée à Auxonne, Légumes Express s’achève cette année. Rappelons qu’il s’agit d’un concept de légumes prêt à l’emploi, unique en son genre, qui a été élaboré à partir de la technologie CVE (Cuisson Vapeur dans l’Emballage), dont LCN est propriétaire du brevet international. « Il associe dans un même emballage la rapidité de chauffage des micro-ondes avec les avantages de la cuisson vapeur sous pression », résume Philippe Beaufils. D’où la possibilité pour les consommateurs de disposer de légumes frais dont la Date Limite de Consommation (DLC) est de 21 jours. Qui plus est, ces légumes sont faciles à cuisiner, peuvent être grillés, rissolés, frits, voire réchauffés en bain-marie et consommés froids, tout ceci sans pour autant que leur texture, leur couleur et leur goût soient modifiés. Ce procédé a d’ores et déjà permis à Socopa de produire les légumes d’un pot-au-feu que commercialise Picard, qui est très satisfait de la qualité du produit et qui a dépassé son objectif en termes de volume. Reste à présent à trouver un industriel du secteur de la cuisson, déjà présent dans la grande distribution, qui puisse accompagner la mise sur le marché de ces légumes. Soulignons que l’un des objectifs de Légumes Express est de dynamiser le bassin du Val de Saône où sont cultivés des légumes comme les pommes de terre, les carottes, les choux, les navets ou encore les poireaux. Parallèlement, Légumes Express devrait permettre d’autres développements particulièrement originaux. Ainsi la construction d’une légumerie, prévue dans le cadre du projet, générera des déchets. « Nous avons commencé à travailler sur l’extraction de molécules intéressantes à partir de ces déchets, l’objectif étant de créer des bases aromatiques 100% naturelles qui pourront servir d’arômes culinaires ou de compléments alimentaires », indique Philippe Beaufils. Des premiers essais ont donc été réalisés sur les légumes, en particulier sur des oignons, qui ont abouti à des résultats très prometteurs. « Une première application en matière d’aromatisation pourrait voir le jour à la fin de cette année », s’enthousiasme-t-il. La valorisation d’éco-produits semble être une orientation prometteuse.
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