Dijon accueille les meilleurs spécialistes mondiaux 11 juillet 2008 Les 21 et 22 juillet 2008, à Dijon, se tiendra le « Second International Plant Nitric Oxide Club Workshop ». Ce colloque, dont la première édition s’était déroulée à Vérone en 2006 et dont la prochaine sera organisée en République Tchèque en 2010, accueillera cette année une soixantaine de chercheurs français et étranger. Parmi ces derniers des chercheurs confirmés, mais aussi des doctorants et des post-doctorants, qui représentent les principales équipes dans le monde travaillant sur le monoxyde d’azote et son rôle dans la physiologie des plantes. « Le but de ce colloque est de dresser le bilan des connaissances actuelles quant au rôle de cette molécule chez les plantes. Pour autant, il s’agira de traiter également de nombreuses barrières techniques qu’il nous reste à franchir dans ce domaine. L’une des préoccupations des chercheurs présents sera de définir les priorités à fixer pour valoriser au mieux les travaux relatifs à cette molécule », résume David Wendehenne, professeur de biochimie à l’Université de Bourgogne. L’équipe « Signalisation Cellulaire et Moléculaire dans les Réactions de Défense » qu’il dirige au sein de l’Unité Mixte de Recherche « Plante-Microbe-Environnement » (INRA/CNRS/Université de Bourgogne), s’intéresse principalement à l’étude des réactions de défense de la plante. « Nous étudions plus précisément les étapes précoces des voies de signalisation cellulaires qui sont activées dans les cellules végétales, suite à la reconnaissance de microorganismes pathogènes ou de molécules, produites par ces derniers, que nous appelons éliciteurs », explique le chercheur dijonnais. En étudiant les effets de ces éliciteurs sur des plantes modèles comme Arabidopsis thaliana, ces chercheurs ont pu caractériser des acteurs de ces voies de signalisation cellulaire et comprendre en partie leur rôle dans l’induction des réponses de défense de la plante. Or NO, le monoxyde d’azote, est l’un de ces acteurs. C’est dans ce contexte que cette équipe a lancé le projet PIANO, labellisé par Vitagora et financé par l’ANR et le Conseil régional de Bourgogne. « Il s’agit d’appréhender et de comprendre les mécanismes moléculaires par lesquels le monoxyde d’azote, produit par les plantes, guide la cellule vers une réponse appropriée », précise David Wendehenne. Ce colloque, qui accueillera de nombreuses personnalités scientifiques du domaine, preuve du dynamisme des équipes de recherche bourguignonnes, permettra donc de communiquer notamment sur PIANO, dont les premiers résultats ont fait l’objet de trois publications depuis le début de cette année. « Ce sera aussi l’occasion pour nos doctorants, mais aussi ceux des autres équipes présentes, de rencontrer certains des chercheurs les plus réputés dans le monde et de leur exposer leurs travaux, avec l’espoir de décrocher des séjours post-doctoraux, voire des contrats », s’enthousiasme cet enseignant chercheur de l’Université de Bourgogne qui tient à souligner que tout ceci a été rendu possible grâce à l’appui du pôle Vitagora.
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