28 novembre 2011 Installée au sein de la technopole agro-environnement agrOnov, à la périphérie de Dijon, Inoplant est une jeune PME qui produit des plants à haute valeur ajoutée, in vitro ou sous serres.
Comptant 5 salariés et deux associés fondateurs, cette entreprise commercialise chaque année plus de 200 000 plants mycorhizés de petits fruits dont 5% sont exportés, notamment dans les pays de l'Europe de l'Est. Les mycorhizes sont des associations entre des champignons racinaires et des plantes. Cette symbiose permet de fournir au champignon des sucres issus de la photosynthèse, et à la plante des minéraux et de l'eau. « S'il existe des entreprises qui vendent des produits pour mycorhizer les plantes, aucune ne propose sur le marché des plantes déjà mycorhizées comme nous le faisons », précise Benoît Gille, associé fondateur et gérant d'Inoplant.
L'entreprise dijonnaise assainit également des souches remarquables par culture in vitro. Elle propose en outre différents services d'analyses et de conseils, par exemple pour la réintroduction de microorganismes bénéfiques dans l'environnement racinaire des plantes. Autant d'activités qui nécessitent pour cette entreprise de développer de nouvelles technologies. Aussi s'appuie-t-elle sur son propre service R&D et participe à des programmes de recherche dont certains sont d'envergure européenne. « Inoplant est partenaire d'une thèse sur Tuber unicatum, (truffe de Bourgogne) menée par l'Université de Bourgogne et soutenue par le Conseil régional de Bourgogne Nous fabriquions déjà des plants in vitro pour les pépiniéristes truffiers. Aujourd'hui, nous réfléchissons aux différentes techniques de mycorhization dans le cadre de cette thèse », explique Benoît Gille, l'objectif d'Inoplant étant d'aboutir à terme à la production de plants mycorhizés avec Tuber unicatum.
Dans ce contexte, c'est donc tout naturellement que cette entreprise dijonnaise a décidé d'adhérer au pôle Vitagora. « En septembre dernier, nous avons pu ainsi participer à une mission au Canada, un pays qui nous intéresse tout particulièrement dans le cadre de notre ouverture à l'international. Nous souhaitons en effet mieux appréhender la production agroalimentaire et la recherche nord-américaine. Sans Vitagora, nous n'aurions pas pu envisager une telle mission », indique le gérant d'Inoplant qui se dit satisfait du résultat. Il a pu en effet rencontrer des chercheurs de l'Université de Guelph et les responsables d'une entreprise de Saskatoon. En outre, durant cette mission, il a découvert une autre jeune entreprise dijonnaise, Cohiro, avec laquelle Inoplant devrait collaborer dès 2012.
Contact
Benoît Gille
Email : benoitgille@yahoo.fr
Source : Agence JFD and Co
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