Trois nouveaux projets labellisés par Vitagora viennent d’être agréés par l’ANR (Agence Nationale de la Recherche). Ces projets se rajoutent aux 3 projets Vitagora déjà labellisés par l’ANR en 2005 et 2006 (OPALINE, EDUSENS et VDQA). Reconnu sur le plan national, et du fait du soutien du pôle ces projets bénéficieront d’un financement supplémentaire de la part de l’état.
Les nouveaux projets Vitagora agréés par l’ANR en 2007 sont :
Projet SENSOFAT porté par le laboratoire « Physiologie de la Nutrition » de l’Université de Bourgogne et coordonné par Philippe Besnard.
Ce projet étudie le rôle du fatty acid transporter FAT/CD36 dans la détection des lipides au niveau lingual, intestinal et cérébral, ainsi que son impact sur le comportement alimentaire et la santé. La possibilité grâce à cette étude de montrer le lien probable entre la détection du « goût du gras », la préférence ou sensibilité pour les lipides et la prévalence de certains désordres métaboliques (obésité) constitue un enjeu de taille.
Projet SENSINMOUTH porté par l’UMR FLAVIC (INRA/ENESAD) et coordonné par Elisabeth Guichard.
Ce projet porte sur l’étude et la modélisation des mécanismes en bouche responsables de la dynamique de libération des stimulis sensoriels. En effet, tant en terme de recherche que d’applications industrielles, il devient indispensable aujourd’hui de mieux appréhender et comprendre l’interactivité entre le produit et la bouche. A l’issu du programme de recherche, ce projet permettra d’envisager une nouvelle façon de développer les produits alimentaires en vue d’améliorer leur acceptabilité, ce qui est primordial dans la nutrition et renutrition de certaines cibles consommateurs (enfants, seniors, malades, etc…).
Projet PIANO porté par l’Université de Bourgogne et coordonné par David Wendehenne. En analysant les signaux émis par des plantes subissant des stress biotiques ou abiotiques, ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes de défense des plantes qui sont à l’origine de la production de molécules actives naturelles intéressantes sur le plan nutritionnel (cf. production d’antioxydant en réaction de défense contre des attaques radicalaires).
S’inscrivant ainsi dans la stratégie de Vitagora qui souhaite travailler sur une approche « logique du vivant », ce projet présente un grand intérêt pour les industriels du pôle qui souhaitent développer des produits transformés formulés à partir de produits naturels riches en nutriments et ayant des qualités organoleptiques supérieures aux marchés.
Version imprimable