Certes, la pratique du transfert de technologies nécessite évidemment des compétences spécifiques, mais l’activité à part entière qu’elle représente requiert également beaucoup de temps. Enseignant chercheur à l’Institut Universitaire de la Vigne et du Vin (IUVV) « Jules Guyot » de l’Université de Bourgogne, au sein de l’équipe EMMA (Eau-Molécules actives Macromolécules-Activités), David Chassage en sait quelque chose. « En tant qu’Institut Universitaire, l’IUVV n’a pas vocation principale à réaliser une activité de transfert de technologies. Cela dit, il s’agit d’un institut de filière, d’où une forte interaction du milieu socio-économique ce qui nous a conduit progressivement, face à la multiplication des demandes émanant des professionnels du secteur viticole, à développer une activité de transfert de technologies. Mais nous n’étions pas assez efficaces en termes de réactivité et de délais », reconnaît l’universitaire dijonnais.
C’est dans ce contexte qu’est née l’idée de créer à l’IUVV une véritable cellule de transfert de technologies disposant de personnels dédiés totalement à l’exercice de cette activité. Baptisée CESEO (Cellule d’Expertise Scientifique En Œnologie), celle-ci a vu le jour officiellement en juillet 2007. Adossé à cinq laboratoires (EMMA, REVV, FLAVIC, CESG, GPMA) de l’Institut Fédératif de Recherche « Qualité des Aliments et Sensorialités » implanté en Bourgogne, cette jeune structure, que dirige David Chassage, compte deux personnes, Thomas Karbowiak, ingénieur de recherche responsable technique de CESEO, et Laurence Noret, assistant-ingénieur. Ses missions sont au nombre de quatre : analyses fines physico-chimiques et microbiologiques, prestations de recherche appliquée, du laboratoire à l’expérimentation sur le terrain, conseil et expertise, enfin formations spécifiques répondant à des demandes ponctuelles.
« CESEO se positionne à la fois en amont et en aval de la recherche académique. En amont parce que nous sommes souvent conduits à clarifier des objectifs scientifiques d’un industriel ayant des difficultés à les définir, en aval dans une démarche de valorisation des travaux universitaires et en particulier des thèses », résume David Chassagne qui précise que les clients de CESEO sont évidemment les viticulteurs, mais surtout leurs représentants, en l’occurrence, le BIVB (Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne). Viennent ensuite les fournisseurs de produits et de matériels œnologiques. « Aujourd’hui, nos clients sont majoritairement régionaux, même si certains viennent d’autres régions. Mais notre souhait est d’acquérir très rapidement une dimension internationale », conclut-il.
ContactDavid ChassagneEmail : david.chassagne@u-bourgogne.fr http://www.u-bourgogne.fr/CESEO
20/04/08
Sources : Agence JFD and Co
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