« Tous les producteurs et les distributeurs d’eau se sont posés et se posent encore la question de savoir si le goût de l’eau qu’ils distribuent satisfait pleinement leurs consommateurs », déclare d’emblée Virginie Roche, ingénieur chef de projet de Lyonnaise des Eaux. Aujourd’hui, il n’y a pas de crainte à avoir sur la qualité de l’eau distribuée qui est garantie par des contrôles fréquents. La forte confiance des consommateurs dans l’eau du robinet le prouve. Cela dit, l’eau peut parfois véhiculer des goûts, comme le goût de chlore, peu appréciés du consommateur et qui ternissent l’image de l’eau du robinet. Pour satisfaire le plus grand nombre de ses clients, Lyonnaise des Eaux s’est engagée dans une démarche de recherche sur le goût de l’eau qui a conduit au lancement, en septembre 2006, d’un projet baptisé « Eau Bonne A Boire », labellisé par Vitagora.
Depuis, deux thèses Cifre sont en cours, la première ayant pour thème la perception du goût du chlore par les consommateurs, la seconde s’intéressant plus généralement au goût intrinsèque de l’eau et aux préférences des consommateurs. « Nous allons essayer de comprendre les différentes modalités sensorielles impliquées dans la perception du chlore par l’être humain, ce qui est une première, puis d’identifier les leviers qui vont permettre de réduire cette perception », indique Virginie Roche. Concernant l’étude des préférences des consommateurs, il s’agit d’abord d’expliquer comment se constitue le goût de l’eau et d’essayer ensuite de comprendre les préférences des consommateurs mais aussi l’acte de consommation.
Ces travaux menés sur un sujet dont l’enjeu est fondamental font appel aux compétences dijonnaises en matière d’analyse sensorielle, en l’occurrence celles de l’INRA au travers de son Unité Mixte de Recherche FLAVIC (FLAveur Vision et Comportement du consommateur) pour la partie concernant le chlore et du CNRS au travers de son Centre Européen des Sciences du Goût (CESG), pour l’étude du goût intrinsèque de l’eau et des préférences. « Le pôle Vitagora nous a permis de nouer rapidement des contacts avec ces structures de recherche, référentes en la matière », tient à souligner l’ingénieur de Lyonnaise des Eaux. Aujourd’hui à mi-parcours, ce projet devrait déboucher sur des résultats qui permettront sans doute, à plus ou moins long terme, d’améliorer la qualité perçue de l’eau du robinet et de répondre davantage aux préférences des consommateurs.
ContactVirginie RocheLyonnaise des EauxEmail : virginie.roche@lyonnaise-des-eaux.fr
21/02/08
Source : Agence JFD and Co
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