Du fait de leur forte teneur en matière grasse, nombreux sont aujourd’hui les fromages faisant l’objet de multiples critiques d’ordre nutritionnel. C’est le cas pour ceux qui sont fabriqués en Bourgogne et Franche-Comté. Or dans un contexte où la composante nutritionnelle des produits devient un élément majeur dans l’acte d’achat des consommateurs, il est désormais nécessaire pour les professionnels de la filière fromagère de ces deux régions de réagir.
D’où le projet NUTRIMAG, labellisé par Vitagora, dont la première partie, dont le financement a été acté, devrait débuter dans les deux prochains mois. Huit partenaires, dont six PME et deux syndicats, y participent. Globalement, il s’agit de dresser un diagnostic de la variabilité des profils nutritionnels de la matière grasse des fromages fabriqués en Bourgogne et Franche-Comté. L’intérêt consiste à identifier les moyens techniques qu’il est possible de mobiliser pour maîtriser ces profils afin de satisfaire durablement les recommandations nutritionnelles.
Réalisée sous la responsabilité de Philippe Cayot, directeur de l’équipe EMMA (Eau-Molécules actives-Macromolécules-Activités) de l’ENSBANA, l’étude bibliographique que représente la première partie de ce projet devrait s’achever cet automne. « Les professionnels de la filière disposeront alors d’un bilan complet des connaissances dans le domaine du profil nutritionnel de la matière grasse des fromages. Ils pourront alors positionner leurs produits et décider des orientations à suivre », indique Eric Notz, délégué régional Actilait et co-animateur de ce projet. Celui-ci précise que ce programme qui se découpe en trois parties se base sur un schéma de fonctionnement « go no go ». « Autrement dit, une nouvelle partie ne sera engagée par les professionnels partenaires qu’à la vue du bilan de la phase précédente ».
Ainsi, dans la deuxième partie de NUTRIMAG, deux orientations pourront alors être envisagées par les professionnels. La première conduira à la réalisation d’une campagne d’échantillonnage visant à analyser le profil des produits ne disposant pas d’informations suffisantes pour réaliser un diagnostic de la conformité aux exigences nutritionnelles. Une seconde orientation, prise par les fabricants disposant déjà d’informations sur la variabilité des profils nutritionnels, consistera à trouver des solutions qui permettent de corriger les profils pour éviter ainsi qu’ils ne sortent de la zone réglementaire. La dernière partie du programme a pour objectif de valoriser les résultats acquis au travers de la définition d’une stratégie de communication nutritionnelle dans chaque entreprise ou syndicat de produit partenaires du projet.
ContactEric NotzEmail : e.notz@actilait.com
19/03/08
Source : Agence JFD and Co
Version imprimable