C’est l’un des principaux objectifs des recherches menées par Benoît Poinssot, Xavier Daire et Alain Pugin, enseignants chercheurs et chercheurs à l’Université de Bourgogne, au sein de l’UMR « Plantes, Microbes, Environnement ». L’année passée, « V.I.P.omics » (Vitis and Its Important pathogens genomics), un projet auquel ils participaient, labellisé par Vitagora, n’avait pas été retenu par l’ANR. Cette dernière avait néanmoins souligné son intérêt. Ce projet avait été mis en attente sur une liste complémentaire. « Parmi ses principales remarques, l’ANR nous avait demandé d’essayer d’impliquer davantage la profession, en particulier au niveau financier », souligne Benoît Poinssot. D’où, depuis, l’organisation de deux réunions au sein du Comité National des Interprofessions Viticoles (CNIV) entre des chercheurs et des représentants des organisations professionnelles. Or parmi les quatre priorités fixées par la profession figure les bioagresseurs de la vigne, un sujet au coeur des préoccupations des partenaires du projet V.I.P.omics.
Aussi vont-ils présenter une nouvelle version de V.I.P.omics dans le cadre de l’appel à projets génomique de l’ANR dont la date limite a été fixée au 21 avril prochain. « Nous souhaiterions savoir en particulier quelles sont les réactions de défense mises en place par la plante en fonction des différents pathogènes, Botrytis et le mildiou. L’un est nécrotrophe, l’autre biotrophe. Il s’agit donc de deux modes d’infection différents ; d’où, vraisemblablement, des mécanismes moléculaires différents au niveau de la plante », explique-t-il.
A plus long terme, ces chercheurs veulent pouvoir comparer les différents modes de résistance de la vigne, qu’elle soit d’origine génétique ou induite par des stimulateurs de défense naturelle. « En les comparant, nous pourrions alors déterminer les voies à suivre face à tel ou tel pathogène ». Dans la perspective d’une application, l’un des objectifs de ces travaux est de parvenir à comprendre quels sont les stades physiologiques de la plante les plus favorables pour l’induction de la résistance. D’où l’intérêt de ces recherches.
ContactBenoït PoinssotUnité Mixte de Recherche « Plantes, Microbes, Environnement » (Université de Bourgogne/INRA 1088/CNRS 5184)Email : benoit.poinssot@u-bourgogne.fr
21/02/08
Source : Agence JFD and Co
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