23 mars 2012

Innovation, nouveaux débouchés : les marchés asiatiques peuvent vous inspirer !

Tendances alimentaires en Asie
Les marchés asiatiques sont particulièrement propices à l’innovation. Qu’il s’agisse d’introduire des nouveaux produits pour les économies émergentes ou de faire valoir leur originalité sur des marchés matures, les entreprises opérant en Asie ne sont pas à court d’idées. Il y a là matière à s’inspirer pour les industriels de France !

En particulier, le secteur de la dermo-nutrition (en anglais, cosmetofood) vit de belles heures au Japon et en Corée du Sud. Les « best-sellers » sur ces marchés peuvent-ils vous inspirer dans le développement de nouveaux produits ou la recherche de nouveaux débouchés ?

Réinvestir le secteur de la dermo-nutrition

Les produits dermo-nutritionnels renvoient aux aliments fonctionnels ou compléments alimentaires revendiquant des effets bénéfiques sur la peau, les cheveux ou les ongles. Ils ciblent les personnes soucieuses d’entretenir leur apparence par le biais nutritionnel. Le concept trouve un écho particulier en Corée et au Japon, où beauté de la peau et aliments sont communément associés. Le succès des marques cosmétiques coréennes comme Skinfood ou Faceshop, très portées sur les ingrédients alimentaires, en témoigne.

En France, les consommateurs se montrent plus sceptiques. Les industriels gardent en mémoire l’échec d’Essensis®, le yaourt qui « nourrit votre peau de l’intérieur ». Pionnier sur ce secteur en Europe, Danone avait dû retirer son produit de la vente deux ans seulement après son introduction sur le marché français en 2007.

A l’opposé, le marché de la dermo-nutrition ne s’essouffle pas en Asie. Au Japon, les produits « beauté et santé de la peau » (skincare) font preuve d’une forme insolente puisque leurs ventes ont quasiment doublé, avec 99% de croissance entre 2005 et 2009 (source : Fuji-keizai).

Faut-il conclure à une fondamentale incompatibilité ? Mon ressenti est double :

  • D’abord, renoncer au développement de produits dermo-cosmétiques destinés au marché français me semble prématuré. L’accueil fait à ces produits évolue, il est facilité par la multiplication des références et un marketing respectueux du diptyque goût – bien être. Si Essensis® continue de se vendre en Italie et chez nos voisins européens, d’autres produits conviendront mieux au marché hexagonal.
  • Mais surtout, les industriels français auraient tout à gagner à investir les marchés asiatiques (et européen) : leur savoir-faire en matière de produits alimentaires intermédiaires s’y prête et bénéficie de surcroît d’un « Label France », ce qui est un atout marketing en Asie. Renforcé par l’image de marque de la cosmétique française, le potentiel de produits de seconde transformation est prometteur.

Saviez-vous, par exemple, que l’un des produits best-sellers en Asie inclut… du cassis ! Cela vous donne des idées ?...

Les grandes tendances du marché asiatique

Ce qui est étonnant ici, en Asie, c’est l’incroyable vitalité d’un marché « beauté, jeunesse, apparence de la peau », dont le Japon et la Corée sont les champions. Leurs produits se diffusent ensuite à Taïwan, Singapour, Hong Kong et dans les autres mégapoles chinoises.

  1. En matière de dermo-nutrition, le grand classique sur le marché asiatique, c’est l’Amino Collagen. La plupart du temps issu du poisson, le collagène est associé au renouvellement de la peau. Vendu en poudre ou intégré dans des produits, il est consommé sous des formes très variées :
    - Boissons toutes prêtes, comme la boisson au cassis du japonais Meiji
    - Dosettes de café avec collagène intégré
  2. Un autre ingrédient qui bénéficie d’une forte notoriété auprès du grand public asiatique, c’est le Co-enzyme Q10 : le plus souvent, il est intégré dans des mix de compléments alimentaires, avec d’autres ingrédients tels que les fruits rouges qui sont riches en antioxydants (cassis, raisin, etc.).
  3. Enfin, on peut citer l’astaxanthin parmi les produits émergents : ce nutriment qui provient principalement des algues favoriserait le renouvellement du derme, avec un impact sur la taille des rides.

Venez sur place vous donner des idées !

Les Japonais ne s’y trompent pas et investissement massivement sur la fonctionnalité des aliments : 13% de leur recherche en agroalimentaire, contre 1,5% pour le reste du monde.

Vitagora a constitué un réseau industriel et scientifique en Asie et propose d’accompagner ses adhérents dans leur démarche de prospection. Le pôle propose des missions consacrées :

  • Au marketing de ces produits en Asie,
  • A la découverte de nouveaux ingrédients, de produits différents,
  • A la rencontre avec des partenaires locaux potentiels, ou encore avec des équipes de chercheurs asiatiques (qui publient énormément sur le sujet).

Pour mémoire, je vous rappelle que la prochaine mission s’organise en Corée et au Japon, du 9 au 15 juin prochains.

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