26 avr. 2016

L’alimentation connectée, mais pas trop… une piste d’innovation pour séduire les jeunes

Alimentation et numérique

Le 7 avril, nous vous avons livré des résultats de l’étude Sociovision réalisée pour Vitagora pour décrypter les attentes des moins de 30 ans en France sur le plan alimentation. Un segment démographique donc qui s’inscrivait dans les grandes tendances alimentaires en France, tout en s’adaptant aux contraintes inhérentes à leur âge et à leur situation économique. Une question clé qui a émergé concerne l’insertion du digital dans l’univers alimentaire des jeunes…Entrons-nous dans l’ère des comportements « tout digital » sur le plan alimentaire? Faut-il tout miser sur l’internet et l’e-commerce pour séduire cette cible ? Et si oui, pour satisfaire quelles attentes ? A suivre, des réponses …

Les jeunes et le digital, c’est un ‘love story’, non ? C’est la première génération à avoir grandi avec internet et dont l’écran d’ordinateur sous toutes ses formes est devenu leur compagnon omniprésent. Le smartphone, la dernière évolution en date, a réussi une pénétration phénoménale de 94% chez les 15 à 30 ans. Et pour l’alimentaire, succombent-ils aussi à l’emprise du « tout digital » ? Eh bien, peut-être pas à la hauteur de ce qu’on attendait. Notre étude réalisée par Sociovision indique que l’alimentaire résiste bien à cette tendance : seulement 12% des jeunes français interrogés était favorable à la projection que dans 10 ans tous leurs achats alimentaires se feraient par internet.

Pour autant, il ne faut pas nier que le web et les solutions du digital restent des canaux incontournables pour toucher les jeunes - à condition d’apporter des réponses à leurs attentes. Selon Lise Brunet, de Sociovision : « l’internet pour les jeunes, c’est avant tout une utilisation complémentaire qui tourne autour de trois besoins et de la capacité du web à apporter des réponses immédiates : le besoin de s’assurer par la recherche d’informations sur son alimentation ; le besoin de trouver de l’inspiration et casser la monotonie ; et au final le besoin de se faciliter la vie. » Envie d’en savoir plus ?

Besoin #1 : Se rassurer -  répondre aux besoins d’informations

Bercés par les messages du PNNS, les moins de 30 ans se montrent sensibles au principe de précaution et n’hésitent pas à se renseigner et se rassurer sur la composition, les bienfaits et méfaits des produits sur la santé. Diplômés de l’école de Google,  ils ont le réflexe de chercher le bon site web, de trouver les bonnes références et aussi de croiser les informations.

Par contre, cette soif d’informations ne s’étend pas aux offres d’objets connectés permettant des pratiques du « quantified self » pour suivre son alimentation au jour le jour. Le risque inacceptable de ce type d’application est qu’elle devienne « la contrainte qui va nuire au plaisir de manger, LE pilier de l’alimentation chez les jeunes  », explique Lise Brunet.

A la place de ces solutions potentiellement « anxiogènes », les jeunes manifestent des attentes fortes envers les  industriels pour que ces derniers fassent preuve d’une très grande transparence en fournissant les réponses à toutes leurs interrogations en quelques clics.

Besoin #2 : S’inspirer – casser la monotonie

L’un des résultats les plus frappants de cette étude est l’attachement des jeunes Français au modèle alimentaire que leur a transmis leur famille. L’alimentation reste un rituel fortement valorisé par les jeunes et la cuisine demeure une valeur marquante auprès de la jeune génération, même si cette activité est plutôt réservée au weekend, faute de temps pendant la semaine. Si seulement on savait quoi cuisiner…

Selon Lise Brunet, « quand ils quittent le foyer de leurs parents, il y a une sorte de lassitude qui s’installe et ils ont besoin d’être stimulés. Cela passe par des échanges avec leur famille, leurs amis, mais il y a également le réflexe assez naturelle d’aller chercher des idées sur internet. »

Pour les industriels donc, se dessinent des pistes de développement en termes d’interface, ainsi qu’en termes de présentation et de ton. « Cela fait des années qu’on peut trouver facilement des recettes sur internet mais l’un des enjeux est la manière de les présenter car ces outils sont précieux pour cette génération-là » conseille Lise Brunet.

Besoin #3 : Se faciliter la vie – priorité au rapide et au pratique

Si le traditionnel a sa place dans l’univers gustatif des jeunes Français, c’est tout de même une génération qui privilégie des solutions rapides et pratiques pour accéder à l’alimentation, utilisables via leurs smartphones ou tablettes omniprésents : 40% d’entre eux ont fait appel à un service de livraison de repas et 1 jeune financièrement autonome sur 2 a réalisé un achat de produits alimentaires courants sur internet.

Cet engouement pour les achats en ligne nécessite un peu d’explication : « les jeunes éprouvent toujours du plaisir à faire leurs courses dans des commerces traditionnels, explique Lise Brunet. La dimension plaisir est ancrée dans le fait de choisir ses aliments et de s’assurer de la qualité, la fraîcheur et la provenance, des critères auxquels ils accordent beaucoup d’importance. On observe tout de même un basculement assez important quand les moins de 30 ans quittent le foyer familial : en devenant plus autonomes, ils sont plus enclins à acheter par internet ». Même si cette pratique est pour la plupart réservée à l’achat d’aliments ou d’ingrédients peu courants et que l’on ne trouve pas à côté de chez soi.

Pour aller plus loin

En conclusion, internet et les applications digitales restent une dimension à privilégier pour assurer une présence plurielle des marques alimentaires, même si certaines réticences sont à prendre en compte.  Maintenant à vous de jouer ! Qu’allez-vous faire de cette jeunesse ? Toute l’équipe de Vitagora est à mes côtés pour vous apporter conseils et accompagnement dans votre démarche. Contactez-moi pour discuter de vos projets : elisabeth.lustrat@vitagora.com

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