25 avr. 2017

Etiquetage alimentaire : la FoodTech à la rescousse face au défi INCO

Traçabilité agroalimentaire et foodtech

Dans un contexte de foodbashing (lire notre article ici), la transparence des produits alimentaires représente un fort outil pour regagner la confiance des consommateurs. D’où vient le produit ? Que contient-il ? Quels sont ses apports nutritionnels ? Autant de données présentes sur les étiquettes des produits. De tous ? Oui ! Car depuis décembre 2016, même les produits pré-emballés (self-service, distributeurs automatiques, etc.) sont concernés par le règlement dit INCO (lire ici). Une grande avancée pour l’information aux consommateurs, mais qui représente un vrai défi pour les professionnels de la restauration… Pourquoi ? Et quelle solution la FoodTech leur apporte-t-elle ? Notre éclairage ci-dessous.

Le défi de l’INCO

Producteurs, commerces de bouches, restaurateurs, etc. : désormais, tous sont soumis au règlement INCO qui préconise d’informer les consommateurs sur les ingrédients d’un produit alimentaire, ses informations nutritionnelles, allergènes, etc., via son étiquette. Un véritable défi pour les professionnels de la restauration qui commercialisent, chaque jour, des recettes différentes.

Car pour développer un étiquetage de produits conforme à l’INCO, des recherches méticuleuses doivent être mises en œuvre par les professionnels des métiers de bouche, faisant appel à une traçabilité très fine de leurs ingrédients ainsi qu’à des réflexes réglementaires… pas encore spontanés. Pierre Cayol, responsable marketing de la start-up FoodMeUp accompagnée par le programme AcceleRise, nous permet de mieux cerner la complexité de cette mise en œuvre par un exemple : « Si une recette de sandwich ou de salade utilise des cornichons, il ne suffit pas d’inscrire « cornichons » dans la liste d’ingrédients. En effet, les cornichons sont fabriqués dans le vinaigre… or, dans le vinaigre, il y a des sulfites. Et les sulfites font partie de la liste des allergènes à déclarer. »

« Le règlement INCO est donc très difficile à mettre en application au quotidien », observe Pierre Cayol. « Il est impensable pour un traiteur familial de faire appel chaque jour à des laboratoires pour réaliser des analyses coûteuses sur les ingrédients de ses recettes dans l’objectif d’identifier précisément leurs allergènes et apports nutritionnels. »

Pour relever ce défi, les start-ups de la FoodTech ne manquent pas de ressource ! FoodMeUp a par exemple mis en place un système numérique permettant de simplifier la mise en conformité.

Numériser et centraliser la connaissance : l’apport de la FoodTech

« Bien souvent, les restaurateurs et les traiteurs utilisent encore des fiches recettes au format papier. La solution pour relever le défi du règlement INCO passe déjà par la numérisation de la connaissance. » Cette numérisation présente deux atouts essentiels :

  1. Archiver et capitaliser sur le long terme sur les données déjà recueillies et structurées
  2. Automatiser les mises à jour des données liées aux recettes selon le choix des ingrédients qui les composent

Nom de la recette, ingrédients qui la compose, prix, fournisseurs, informations nutritionnelles, allergènes : FoodMeUp a développé une solution logicielle en ligne qui permet de centraliser l’ensemble de ces informations. Pour les données nutritionnelles, la start-up se base notamment sur la base de données de référence de la table CIQUAL.


« Sur notre plateforme, très prochainement disponible sur ce lien, tout est connecté et dynamique. Les données sont fiables, rapides, et permettent aux restaurateurs de sortir du jour au lendemain les étiquettes de leurs produits pré-emballés », précise Pierre Cayol. Gain de temps, coûts réduits, et conformité simplifiée : une innovation « made in FoodTech » que l’on encourage et que l’on accompagne avec notre programme AcceleRise vers de nouveaux horizons (découvrir AcceleRise ici).

Pour aller plus loin

Etiquetage, traçabilité, et confiance des consommateurs : pour nos adhérents, notre dossier de veille FOCUS sur le sujet est toujours disponible en ligne – téléchargez-le ici ou contactez-moi pour en savoir plus sur l’adhésion à Vitagora : stephanie.marulier@vitagora.com. Pour découvrir FoodMeUp, rendez-vous sur ce lien. Et si vous êtes en plein projet FoodTech vous aussi, notez qu’AcceleRise ouvrira ce jeudi 27 avril son 2nd appel à candidatures… En savoir plus sur AcceleRise ici.

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