17 janv. 2017

La gourmandise : quelles tendances pour les produits agroalimentaires ?

Tendance gourmandise en France

La gourmandise n’est pas un si vilain défaut. En tout cas, c’est certainement ce que pense la majorité des Français, adeptes de petits moments de plaisir alimentaire. Si la gourmandise représente un marché important, et une forte tendance identifiée parmi le Top 10 au SIAL 2016, il n’est pas question de la pratiquer n’importe comment. Naturalité, premium et santé : pour pardonner la tentation ? Pour souligner son exception ? Dans tous les cas, ce sont trois critères clés pour répondre aux attentes des consommateurs français. Eclairage.

Les Français sont gourmands !

Selon une étude TNS Sofres 2016, 77% des Français affirment apprécier s’offrir des produits alimentaires tels que « des petits luxes » ou des « moments de plaisir ». En octobre 2016, le dossier de Néorestauration n°545 dévoilait d’ailleurs que les Français consomment deux fois plus de desserts que les autres Européens, avec un produit star : le chocolat.

Et si le rayon des chocolats se porte bien (consommation stable à 7,6kg/personne/an depuis plusieurs années), celui de la biscuiterie se porte encore mieux : avec un chiffre d’affaires à plus de 2 milliards d’euros en 2016, soit une évolution de 3,7% de CA et de 1,5% en volume, il dépasse désormais ce premier… Son produit phare : le cookie. Avec +9,8% de croissance en 2016, il se décline sous toutes les formes : tartiné, fourré, à emporter pour le goûter, bio, à réchauffer, en version mini ou réduite en sucres, etc.

Si la tendance à la gourmandise figure dans le top 10 des tendances identifiées au SIAL 2016, les industries agroalimentaires ne doivent pas se jeter dans le sucre tête baissée : car pas question d’être gourmand n’importe comment !

Une gourmandise plus naturelle

La recherche de la naturalité dans l’alimentation n’épargne pas la gourmandise. La hausse des ventes de produits sucrés bio le confirme, avec une croissance de 14% pour un CA de 80 millions d’euros. L’offre de biscuits à base de céréales complètes ou rustiques (millet, avoine…) se multiplie. On voit également apparaître des versions allégées en sucre de gâteaux et biscuits ciblant les enfants : par exemple, les P’tits Fourrés O’Choc de la marque Evernat. Tendance croissante sur l’ensemble des rayons alimentaires, les industries agroalimentaires doivent s’attendre à ce que le « clean and clear » (lire également notre article ici) marquent fortement la consommation de produits sucrés en 2017. Comment y répondre ? En proposant des produits à l’impact environnemental minimisé, dont les consommateurs connaissent les ingrédients, sans colorants ni additifs.

Gourmands et premium

Comme le démontre l’étude TNS Sofres, les Français associent la gourmandise à des « petits luxes ». Les allégations « Premium » à travers le monde ont ainsi bondi de  51% par rapport à 2012 pour les desserts ou glaces à base de chocolat. Qu’il valorise l’artisanal d’exception ou le branché, le Premium se décline en produits, en services, ou même en lieux de consommation. C’est ainsi qu’Hénaff, leader français des pâtés en conserve, s’est lancé sur les desserts en bocaux individuels type « épicerie fine » (cheesecake, riz au lait, etc.). Dans un autre style, les salons-glaciers Häagen-Dazs proposent toute une gamme de produits sophistiqués (glaces, toppings, créations, cocktails glacés, etc.) dans une ambiance design et contemporaine.

Le plaisir et la santé

Autre caractéristique de la consommation de produits gourmands : concilier plaisir et santé. En France, la consommation de chocolat noir, perçu comme moins riche du point de vue calorique par les consommateurs, est ainsi plus importante que dans les autres pays européens (elle estimée à plus de 30% de la consommation adulte là où la moyenne européenne est évaluée à 5%, selon le Syndicat du Chocolat).

Côté biscuits, l’engouement des recettes « sans » révèle le besoin de pardonner la gourmandise. Les recettes de Céliane, sans gluten, sans lactose, et bio, répondent par exemple à cette demande. Les gâteaux sans gluten se démocratisent, avec de plus en plus de parfums, de textures et de formes, grâce à des innovations process mieux abouties.

Pour aller plus loin

Pour en savoir plus sur les opportunités de la tendance à la gourmandise et accéder à l'ensemble de notre article, téléchargez le numéro 15 de notre lettre de veille « L’Observatoire des Tendances » (réservé à nos adhérents). Sans restriction de lecture, notre blog vous apporte gratuitement chaque semaine des éclairages sur les marchés alimentaires (en France et à l’international), sur l’actualité scientifique, ou des bonnes pratiques au service de l’innovation agroalimentaire. Pensez à vous abonner (formulaire ci-dessous) !

4 commentaires

Partagez votre opinion

Maestracci anna

16 février 2018 à 10h59

xxx

Clémence BOUVEL

21 novembre 2017 à 01h22

Bonjour Pauline, Merci pour votre commentaire. Les chiffres datent de 2016 et sont issus de TNS Sofres, de l'Agence Bio, et du Syndicat du Chocolat. N'hésitez pas si vous souhaitez plus d'infos, Bien cordialement, Clémence - community manager de Vitagora

Pauline

21 novembre 2017 à 12h44

bonjour, article intéressant mais il manque de références et de précisions. on a notamment des chiffres sans année à l'appui, dommage

codes promo produits alimentaires

28 septembre 2017 à 11h05

Bonjour, Merci pour l'article et l'information ! Vous avez raison, c'est bon de manger des gourmandises mais il faut voir l'état de santé.

Nous utilisons des cookies afin de mesurer l’audience de notre site et d'optimiser votre expérience utilisateur. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez la politique d’utilisation des cookies.

J'ACCEPTE EN SAVOIR PLUS