21 août 2018

Cobotique rime bel et bien avec agroalimentaire !

Crédits photo : www.shutterstock.com

 

Intersection entre les technologies cognitives, la biomécanique et la robotique, la cobotique s’installe lentement mais sûrement dans l’industrie agroalimentaire et l’agriculture. Collaborer avec un robot ? Vous ne rêvez pas : l’avenir de l’agroalimentaire se dessinera au côté des robots. Si certains d’entre vous craignent d’être remplacés par les machines (lire notre article ici), nous allons vous montrer qu’au contraire le « cobot » coopérera avec vous, au service du développement de votre entreprise. Car s’équiper d’un cobot ne doit pas être une lubie fugace : votre cobot doit répondre à une problématique industrielle.

Quels sont les avantages et les spécificités de ces robots non autonomes dédiés à la collaboration ? Où en sont la robotique et la cobotique en France, en Europe et dans le monde, et plus particulièrement dans l’industrie agroalimentaire ? Mais également, pourquoi acquérir un cobot ? Retour sur les éléments de notre Dossier FOCUS Robotique & Cobotique disponible en exclusivité pour les adhérents de Vitagora.

L’Europe, une puissance de production en robots de terrain

Découvrez notre infographie consacrée au marché mondial de la robotique/cobotique industriel en 2016


L’industrie agroalimentaire comptait en 2010 plus de 4 350 robots industriels installés, soit 4% du marché mondial en robotique.
Même si ce pourcentage est bas, la robotique industrielle croît de façon constante : +17% de robots installés en IAA entre 2009 et 2010 mais également +19% en 2017 par rapport à 2016 (source : International Federation of Robotics, IFR). Le marché est principalement dominé par la Chine (qui accapare 30% du marché, avec 87 000 unités vendues en 2016) mais aussi par la Corée du Sud, le Japon, les États-Unis et l’Allemagne. Sur ce secteur, la France reste timide avec 4 232 unités vendues en 2016.

Cependant, l’Europe répond présente en robotique de services professionnels (robots de terrain, robots agricoles, forestiers, de traite, de gestions logistiques, exosquelettes, cobots, …) avec 27% de la production mondiale, aux côtés de l’Asie (19%) et des USA (54%). L’Europe se démarque également par une forte production de robots de terrain, c’est-à-dire de robots pouvant être utilisés en extérieur, notamment pour l’agriculture. 91% de la production mondiale de robots de terrain se trouvaient en Europe en 2016.

Le cobot conquiert de plus en plus de terrain

Au sein des robots, la catégorie des « cobots » recueille un intérêt grandissant.

Prenons l’exemple des cobots de type exosquelette à l’échelle mondiale. Ils ont bénéficié d’une augmentation des ventes de 4 970 unités en 2015 à 6 018 unités en 2016, soit une hausse de 21%. Ces cobots sont utilisés avec succès en soutien ergonomique pour réduire l’impact du port de charge et pour avoir un potentiel de croissance élevé. Pour ce qui est des projections dans le futur, les cobots exosquelettes vont s’installer de façon pérenne dans le marché. 41 000 unités, d’après les estimations, seront vendues entre les années 2018 et 2020, soit une augmentation annuelle de 25% (source : IFR).

Cobot & robot : où est la différence ?

Le cobot n’est pas composé des mêmes éléments que ceux d’un robot. Le cobot n’a pas besoin de cage ou de cellule robotique pour protéger les opérateurs… ce qui serait contreproductif avouons-le. Je tiens à rappeler que l’objectif du cobot est d’interagir avec l’opérateur, non pas d’en être séparé. Le cobot doit donc être construit avec des matériaux souples, des capteurs et une vision intégrée pour appréhender son environnement, agir et réagir en fonction des stimuli. Contrairement à certains robots réalisant des tâches répétitives sans prêter attention à ce qui se passe autour d’eux. Pour ce qui est de la programmation (obligatoire pour un robot), elle peut être présente pour permettre au cobot d’être semi-autonome ou absente pour que l’opérateur soit libre de le contrôler.  

6 avantages à adopter un cobot

  • Le cobot permet de soulager et d’assister les opérateurs sur des tâches dangereuses, pénibles ou complexes. Par exemple, lorsque l’opérateur exerce une force de 1kg, le cobot peut en déployer 20kg pour alléger considérablement le travail. Les exosquelettes peuvent alléger le port de charge en répartissant le poids et en l’atténuant pour l’opérateur.
  • Il permet de réduire les TMS et donc d’améliorer le confort et les conditions de travail des employés. Compenser le poids d’un outil, amortir des vibrations, diminuer la fatigue musculaire de l’opérateur, corriger les tremblements de la main … Le cobot est là pour aider.
  • Le cobot permet d’effectuer des tâches plus rapidement tout en garantissant la fiabilité du process. En effet, comme le cobot est assisté par un opérateur, ce dernier pourra grâce à son savoir-faire et ses compétences s’assurer de la qualité des actions du cobot.
  • Grâce à ses nombreux capteurs, le cobot peut appréhender son environnement et partager un espace de travail avec un opérateur sans crainte de blessure ou d’accident. Le cobot peut même collaborer en réalisant une tâche en parallèle des actions de l’opérateur.
  • Le cobot permet également de maintenir l’emploi et l’expertise des opérateurs avec qui il coopère. Comme le cobot ne peut agir (totalement) seul, la personne remplacée par le cobot pourra devenir son superviseur et travailler de concert avec lui.
  • En plus d’être simple d’utilisation, le cobot est aussi capable de changer de tâches grâce à l’intervention de l’opérateur le rendant beaucoup plus polyvalent et rentable que les robots.

Découvrez des exemples d’applications cobotique en industrie agroalimentaire et en agriculture dans notre Dossier FOCUS Robotique & Cobotique (contenu exclusif réservé aux adhérents Vitagora). 

 

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