06 févr. 2018

La Blockchain : la révolution de la traçabilité


Imaginée par la Fintech, la blockchain révèle aujourd’hui tout son potentiel. Notamment au service de la FoodTech, pour garantir aux professionnels et aux consommateurs une traçabilité inaltérable, tout au long de la chaine agroalimentaire. Eclairage.

Une innovation signée fintech

Rendons à César ce qui lui appartient : c’est la fintech (pendant de la FoodTech dans le domaine de la finance) qui a imaginé le concept de la blockchain à la fin des années 2000. En 2008, sur fond de crise financière, les clients des banques commencent à se tourner vers les services de banque en ligne pour limiter le nombre d’intermédiaires. C’est l’apparition du bitcoin, une crypto-monnaie qui a valeur d’échange pour acheter et vendre des services en ligne.

 

En réalité, le bitcoin marque un progrès technologique considérable : c’est le premier protocole qui assure qu’une transaction réalisée depuis un ordinateur ne s’y trouve plus (réel transfert de valeur sur internet). Pour permettre cette transaction, il était nécessaire d’avoir une technologie de stockage et de transmission d'informations sans organe de contrôle, inaltérable et regroupant des faits. C’est la naissance de la blockchain, un registre distribué, transparent et incorruptible, ne s’appuyant sur aucune intervention de tiers.

Comment ça fonctionne ?

Le concept, tout le monde l’a compris : la blockchain représente une avancée considérable garantissant une traçabilité exacte de toute information. La technologie, par contre, on la comprend moins. Concrètement, comment ça se passe ?

 

Sans entrer dans les détails, parce que je ne suis pas informaticienne ni mathématicienne, mais parce que j’aime comprendre de quoi je vous parle, voici une brève explication.

 

La blockchain est, selon le terme consacré, une « base de données distribuée ». C’est-à-dire, « une base de données dont la gestion est traitée par un réseau d'ordinateurs interconnectés qui stockent des données de manière distribuée » (Wikipédia). Les informations stockées et traitées par la blockchain proviennent des utilisateurs, sans intermédiaire (garantie anti-fraude n°1). Elles sont vérifiées et groupées à intervalles de temps réguliers, en blocs. Ces blocs sont liés entre eux et sécurisés grâce à la cryptographie (garantie anti-fraude n°2). C’est ainsi qu’ils forment une chaine. D’où block chain. Facile ! 

Supply-chain, traçabilité, information aux consommateurs : la blockchain appliquée à l’agroalimentaire

Améliorer la traçabilité du champ au consommateur en passant par l’usine, lutter contre la fraude, faciliter le rappel des produits lorsque cela s’avère nécessaire, réduire le gaspillage durant le transport de marchandises, etc. L’actualité l’a montré une fois de plus : la marge de progrès reste grande pour garantir le suivi des produits alimentaires et retrouver la confiance des consommateurs.

 

En tant que registre distribué, transparent et incorruptible, la blockchain répond à ce besoin de dissiper l’opacité de la chaine :

  • Traçabilité professionnelle : données d’abattage, numéro d’agrément de l’abattoir et de l’établissement chargé de la découpe, dates de semi et de récolte, données sur les engrais ou produits phyto-sanitaires utilisés, etc. Les professionnels de l’agroalimentaire sont les premiers concernés par les avantages de la blockchain dans la pratique de leur métier au quotidien.
  • Provenance et qualité associée des produits : identification automatique de l’origine des ingrédients, de l’empreinte écologique de leur production, du bien-être animal exercé dans les lieux d’élevage concernés, etc., pour retrouver la confiance des consommateurs et leur apporter des réponses à leurs questions.
  • Sécurité sanitaire : diagnostics plus rapides sur les sources de contamination, rappels de produits immédiats et exhaustifs dans tous les circuits de distribution ou auprès des consommateurs.
  • Lutte contre la fraude : « la blockchain permet un horodatage et une transparence du suivi des aliments, sans qu’un individu ou une entité ne puisse unilatéralement modifier ou supprimer d’informations. Les différents acteurs de l’industrie peuvent dès lors détecter en temps réel où et quand la faute ou la fraude a été commise », explique Blockchain Partner dans leur étude intitulée « Supply Chain, Traçabilité & Blockchain ». Un avantage à l’export, notamment pour les zones concernées par la contrefaçon.

 

Si certains aspects de la blockchain restent encore à éclaircir (l’aspect juridique, notamment sur l’intégration et le traitement de données personnelles : comment revenir en arrière, effacer ou modifier ces données ? qui en est légalement responsable ?), il ne fait aucun doute que les bénéfices pour le secteur agroalimentaire sont sans précédent.

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1 commentaires

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DUCAS

06 février 2018 à 11h50

Article très clair ! merci.

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