14 janv. 2020

Sortez la tête du guidon et optimisez votre activité industrielle grâce à la « donnée »

 

Dans une activité industrielle, il y a forcément des jours où tout va bien… et d’autres jours, moins. Défauts de qualité récurrents. Baisse de la production. Baisse des ventes. Etc. Un écart entre ce que l’on prévoit et ce qui se passe réellement.

 

« Pourtant, dans une activité industrielle, il n’y a pas de hasard », affirme Yannick Louvet, directeur projet chez Atol Conseils et Développements. « Mais il y a beaucoup de facteurs que les entreprises n’identifient pas encore. Il faut prendre du recul pour analyser ce qui se passe, identifier des solutions et innovations à long terme, ou adapter ses produits ».

 

Température de la chaine de production, vitesse de fonctionnement des machines, origine des matières premières utilisées, gestes des opérateurs, etc. : l’ensemble des informations et des paramètres qui gravitent autour de votre activité peut vous dévoiler un nouveau regard sur celle-ci… De quoi solutionner vos problématiques, adapter votre offre de produits, et innover.

 

 

Bonne nouvelle : vous avez déjà tout ce qu’il vous faut.

 

Trois raisons de vous y intéresser

1 – Pour cerner tous les facteurs d’influence sur votre production – et identifier des solutions à vos problématiques

Pour Yannick Louvet, la donnée ne ment pas. Elle révèle tout. Et, en mettant en perspective différentes données, vous pourrez décortiquer votre activité industrielle dans le moindre détail.

 

« Jusqu’à récemment, les industriels n’ont jamais eu l’opportunité de comprendre l’intégralité des interactions qui vont déterminer votre produit final. Surtout dans le secteur agroalimentaire. Définir le déterminisme d’une chaine de production est complexe. Désormais, le recueil et l’analyse des données qui gravitent autour d’une chaine de production nous apportent cet éclairage. »

 

Yannick Louvet conçoit que ce déterminisme est difficile à appréhender dans le secteur de l’industrie agroalimentaire. Et pourtant. « La saison ou la provenance des ingrédients sur un produit alimentaire fini ont des impacts évidents. Pour le fromage, par exemple. Mais d’autres interactions sont encore inestimées : gestes des opérateurs, température de la chaine de production, acoustique, etc. ».

 

Ainsi, la solution pour limiter vos rebuts se trouve peut-être dans une vitesse plus stable de votre machine de production ? Ou dans une température plus fraîche ? Il s’agit de sortir de la gestion du problème au quotidien pour l’analyser dans sa complexité – et le résoudre à long terme.

2 – Pour innover et adapter votre offre de produits ou services

Au-delà de la résolution de problématiques de production, mettre en perspective les ventes et des facteurs extérieurs impactant vos consommateurs (météo, événements marquants, etc.) vous permettra d’identifier des axes d’amélioration de votre offre… voire d’innovation.

 

Ces dernières années, deux entreprises du secteur alimentaire ont innové sur ce point :

  • Fleury Michon innove avec un suivi logiciel des ventes selon la météo. Aujourd’hui, l’entreprise française est capable de dire que les ventes de ses produits de snacking et de repas prêts-à-consommer augmentent lorsque les températures augmentent. De quoi s’armer pour anticiper un pic de la demande. En savoir plus ici.
  • En mars 2019, Mc Donald’s (USA) a acquis la start-up israélienne Dynamic Yield (spécialiste de la personnalisation de l’expérience clients) afin d’adapter l’offre de produits et les promotions selon la météo du jour, l’heure, et la fréquentation d’un restaurant spécifique. Il s’agit ici d’un exemple innovant de collecte et d’analyse automatisées pour personnaliser l’expérience des consommateurs. En savoir plus ici.

3 – Pour garantir vos labels

Label bio, démarche RSE, provenance locale de vos ingrédients… Pour justifier de votre engagement, qu’il soit environnemental, qualité, ou sociétal, vous devez aujourd’hui faire une demande, remplir un cahier des charges, réaliser des audits, etc. Des démarches longues et lourdes pour une entreprise.

 

Et si l’ensemble des données de vos cahiers des charges étaient recueillies de façon automatique ? Traitées de façon toute aussi automatique ? « Grâce à la collecte de données numériques, on peut imaginer obtenir des labels de façon automatique… et sans intervention d’un tiers », explique Yannick Louvet.  

Où (et comment) collecter vos données ?

La donnée existe déjà dans votre entreprise ! Suivi qualité, températures ambiantes, ingrédients utilisés, vitesse de la chaine de production, etc. : concrètement, sur le terrain, il s’agit de commencer par l’existant. 

 

Lorsque vous éditez un bon de commande, lorsque vous gérez vos stocks, lorsque vous vous informez sur des brevets, lorsque vous étiquetez vos produits en fin de chaine, etc. Des chiffres, des heures, des noms de produits, des mots-clés…: toutes ces informations représentent un vivier insoupçonné d’informations pour votre entreprise.

 

A l’instar de Mc Donald’s France, dont l’équipe « business insight » vient d’achever plusieurs mois d’enquête au sujet de ces… tickets de caisse !

 

« Nous avons plusieurs centaines de millions de transactions », expliquait Romain Girard, Business Insight Director chez McDonald’s, au magazine en ligne lemag.it dans cet article. « C’est une richesse incroyable. » Nombre de convives, typologie (familles, amis), dates (indication météo, événements sportifs, …), etc. : de ces informations déjà présentes sur les tickets de caisse, le géant de la restauration rapide a identifié des typologies de comportements et de consommateurs, reliant les achats à leur complexité. Si l’exploitation de ces données n’a pas encore été rendue publique, on peut imaginer une individualisation des promotions : offre pour groupes les soirs de matchs, offre sur les menus enfants ou les desserts les jours de sorties cinéma, etc. (en savoir plus ici).

 

Yannick Louvet incite les entreprises à penser dès à présent à la collecte de leurs données : « pour lui donner du sens, en tirer des axes d’amélioration ou de transformation d’ici quelques mois ou quelques années, il faut récupérer un maximum de données – et à tous niveaux. »

Vous souhaitez passer à la pratique ?

« Vous avez déjà tout ce qu’il vous faut », disais-je en introduction. Pour passer à la pratique, ce qu’il vous manque peut-être maintenant, c’est une méthode pour transformer la donnée en analyse exploitable au service de votre activité.

 

Pour cela, participez à notre formation du 13 février 2020, organisée avec Atol Conseils et Développements. Au programme :

  • Comprendre et apprendre à gérer des projets de gestion des données
  • Vous doter d’une méthodologie et d’outils pour accéder à vos données, les collecter et les qualifier
  • Structurer les données à l’échelle de votre entreprise pour en tirer de l’innovation et de l’amélioration continue
  • Découvrir les technologies et les outils disponibles

Programme complet et inscription en ligne sur ce lien.

 

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