15 mars 2022

Vitawatch de mars : votre veille agroalimentaire scientifique en un coup d'œil




Alimentation et santé, formulations et process, comportements des consommateurs, emballages, agriculture durable… A travers le monde, des équipes de recherche explorent et construisent des solutions innovantes pour une alimentation plus saine, durable et savoureuse. 

A lire dans notre Vitawatch de ce mois de mars : rôle de l’alimentation sur la santé psychique, décryptage de la persistance des arômes en bouche, imagerie innovante pour diminuer la teneur en sel des aliments, torréfaction et amertume du cacao, attitude des consommateurs à l’égard de l’élevage, potentiel des revêtements cellulosiques à base de marc, spray de molécules bioactives pour limiter l’usage d’OGM en agriculture… 

Faites votre veille scientifique au service de votre innovation dans l'agroalimentaire !

 

 

Alimentation et santé

Un régime riche en fibres pourrait réduire le risque de démence

Au Japon, une équipe de recherche de l’Université de Tsukuba vient de démontrer qu’une alimentation riche en fibres est associée à une diminution du risque de développer une démence. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont utilisé les données d’une étude d’envergure menée auprès de plus de 3500 adultes entre 1985 et 2020. Les individus ont consigné leurs apports alimentaires entre 1985 et 1999, puis leur santé, y compris psychique, a été évaluée entre 1999 et 2020.

A travers cette étude, les chercheurs ont également examiné s’il y avait des différences entre les fibres solubles et les fibres insolubles. Il semblerait que le lien entre l’apport en fibres et la démence soit plus prononcé pour les fibres solubles.

« Les mécanismes sont actuellement inconnus mais pourraient impliquer les interactions qui ont lieu entre l'intestin et le cerveau. Une possibilité est que les fibres solubles régulent la composition des bactéries intestinales. Cette composition peut affecter la neuro-inflammation, qui joue un rôle dans l'apparition de la démence. Il est également possible que les fibres alimentaires réduisent d'autres facteurs de risques de démence, tels que le poids corporel, la tension artérielle, les lipides et la glycémie. Le travail est encore à un stade précoce, et il est important de confirmer l'association dans d'autres populations », explique le professeur Yamagishi, en charge de l’étude.

Source : https://www.eurekalert.org/news-releases/944118

 

 

Formulation des aliments / process

Quand la science décrypte la persistance des arômes en bouche

Une équipe de recherche du CSGA (INRAE) a couplé des approches in vivo et ex vivo afin de démontrer que la muqueuse orale joue un rôle majeur dans la persistance des arômes en bouche.

Ces résultats, qui vont à l’encontre des connaissances actuelles sur les origines moléculaires de la persistance aromatique, permettraient d’expliquer les différences de perception entre les individus. Ils pourraient également donner la possibilité de moduler la rémanence aromatique de nos aliments.

Source : https://www.inrae.fr/actualites/quand-science-decrypte-persistance-aromes-bouche


Une technique d’imagerie innovante pour diminuer la teneur en sel des aliments

Une équipe de recherche du département scientifique TRANSFORM de l’INRAE Clermont-Auvergne-Rhône-Alpes s’est intéressée aux méthodologies de réduction du sel dans les aliments. Afin de diminuer la quantité de sel au niveau des procédés industriels, elle a développé, grâce à la Résonance Magnétique Nucléaire (RMN), un système innovant permettant de cartographier la répartition du sel et de mesurer son interaction avec l’aliment.


Les résultats obtenus montrent que certains aliments contiennent plusieurs populations de sel, interagissant chacune différemment avec l’aliment. La méthode a également permis à l’équipe de quantifier la répartition du sel. Des interactions et répartitions différentes qui laisse présager de fortes nuances en termes de sensation salée.

Source : https://www.inrae.fr/actualites/technique-dimagerie-innovante-diminuer-teneur-sel-aliments


Une torréfaction plus intense des fèves de cacao réduit l’amertume et augmente le goût du chocolat

Au sein du Département des sciences alimentaires du Centre d’évaluation sensorielle de Penn State (Etats-Unis), les chercheurs ont étudié l’effet de la torréfaction sur le goût du chocolat.

Après avoir sélectionné des fèves de trois origines (Madagascar, Ghana et Pérou), récoltées en 2018 et 2019, et les avoir torréfiées à différentes intensités, les chercheurs ont soumis 27 préparations 100% chocolat à 145 consommateurs.

« Notre recherche visait à en savoir plus sur la perception de l'amertume et le goût du chocolat fabriqué à partir de cacao torréfié avec une variété de profils de torréfaction pour voir si une large acceptabilité par les consommateurs du chocolat à 100 % est possible. Un chocolatier n'a pas beaucoup d'autres options pour influencer la qualité de la saveur du chocolat à 100 %, que de varier la façon dont il torréfie les fèves, et nos résultats montrent qu'une torréfaction optimale peut réduire de manière adéquate l'amertume », explique Helene Hopfer, membre de l'équipe de recherche.

Ces résultats vont dans le sens des tendances de consommation et permettront de répondre à une problématique prégnante : les consommateurs cherchent à réduire leur consommation de sucre et consomment donc plus de chocolat noir, mais le trouvent trop amer pour en profiter.

Source : https://www.eurekalert.org/news-releases/944662

Comportements des consommateurs

Comprendre l'évolution des attitudes néerlandaises à l'égard de l'agriculture animale : trois quarts des consommateurs envisagent de réduire leur consommation de viande

Alors que seuls 5% des consommateurs néerlandais se déclarent végétariens et que la consommation moyenne de viande par an et par personne s’élève à 76kg par an, une étude menée par Kieskompas et l’Université VU d’Amsterdam montre que la production animale est de plus en plus mal perçue par les consommateurs des Pays-Bas. Ainsi, 72% des consommateurs pensent que la consommation de viande devrait être limitée, avec pour première motivation la réduction de la souffrance animale (86%). Viennent ensuite l’évitement de pénuries alimentaires, le changement climatique et la réduction du risque de maladies zoonotiques. « Que cette motivation soit désormais portée par 80% de la population, à égalité avec le changement climatique, témoigne de la reconnaissance croissante du rôle des systèmes de production animale dans l’émergence et la propagation de nouvelles maladies », estime Pablo Moleman de l’association ProVeg Pays-Bas, qui a commandé l’étude.

A noter que l’enquête révèle également que 60% des Néerlandais interrogés sont favorables à l’interdiction de l’élevage industriel.

De fait, « de plus en plus de consommateurs se tournent vers des produits qui peuvent les aider à réduire leur consommation de viande, et les entreprises réinventent l’idée de viande en trouvant de nouvelles techniques végétales et cellulaires. Ce secteur émergent est probablement la plus grande opportunité tant du point de vue de la réduction des émissions carbones que du point de vue commercial », souligne Pablo Moleman.

Source : https://www.foodnavigator.com/Article/2022/02/15/Dutch-consumers-back-animal-free-future-of-meat  

Sécurité alimentaire / emballage

« Yellow is the new brown » : revêtement protecteur pour produits frais à base de coproduits de fruits et de légumes pressés

Associés au sein d’un projet collaboratif, le Laboratoire fédéral suisse pour la science et la technologie des matériaux (EMPA) et le distributeur Lidl Suisse ont développé un revêtement protecteur en cellulose pour les fruits et légumes. Le nouveau revêtement, fabriqué à partir du résidu solide après extraction du jus de fruits, légumes ou plantes (appelé « marc ») a le double intérêt de réduire les emballages plastiques et de prolonger la durée de vie des fruits et légumes, limitant ainsi le gaspillage alimentaire.

« Le revêtement est soit pulvérisé sur le fruit, soit appliqué sur le produit sous forme de trempette et est facile à laver. Comme il est inoffensif pour le consommateur, il peut également être consommé sans danger. Le potentiel des revêtements cellulosiques n’est en aucun cas encore exploité ; il y a encore la possibilité d’ajouter des additifs tels que des vitamines ou des antioxydants » explique l’EMPA.

 

Source : https://www.foodnavigator.com/Article/2022/01/26/lidl-co-develops-protective-coating-for-fresh-produce-made-from-squeezed-fruit-and-vegetable-peels

Agriculture durable

Une nouvelle technologie pour de meilleures cultures sans modifications génétiques

Bien que la méthode des OGM soit efficace pour lutter contre les ravageurs, la méthode est coûteuse, décriée et souffre d’une mauvaise image.

Au Riken Center for Sustainable Resource Science (CSRS), au Japon, les chercheurs ont développé un spray facile d’utilisation, qui procurerait les mêmes effets que les OGM. Le principe : le spray diffuse des molécules bioactives qui permettent d’envoyer des nanoparticules dans la plante à travers les feuilles, afin de modifier ou désactiver l’activité de certains gènes. Le spray a la capacité de cibler des structures spécifiques telles que les mitochondries et les chloroplastes, qui ont notamment pour fonction de réguler la résistance de la plante aux parasites, permettant ainsi d’augmenter la résistance à certains ravageurs.

L’étude n’est pas encore finalisée, mais les premiers résultats sont très prometteurs car ils donnent la possibilité de protéger les plantes contre les parasites, sans passer par les OGM.

Source : https://www.riken.jp/en/news_pubs/research_news/pr/2022/20220223_1/index.html

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