14 novembre 2017

Alimentation - santé, et environnement : 4 nouveaux projets pour Vitagora

Le goût, la préservation du capital santé, et la préservation des ressources naturelles sont les trois piliers de la stratégie de Vitagora. Avec la validation de quatre nouveaux projets (deux FUI et deux ANR), Vitagora renoue avec ses fondamentaux. Innocuité des aliments, produits réduits en gluten, solutions innovantes face aux problématiques liées à l’eau en agriculture, amélioration de la flore intestinale grâce à une nouvelle génération de prébiotiques… Des projets qui placent des enjeux de santé et d’environnement durable au cœur de l’alimentation.

ENVIRONNEMENT

EAUPTIC (FUI) : des solutions durables aux problématiques agricoles liées à l’eau

Le projet EAUPTIC a pour objectif d’apporter des solutions durables aux stress hydriques modérés et répétés en champ (périodes de sécheresse de plus en plus fréquentes sur de courtes fréquences), principal facteur de perte de rendement agricole.

 

Le projet vise le développement de démarches de prévention et de sécurisation économique des productions agricoles (blé, pois, colza) face aux stress hydriques. Deux manières complémentaires et découplées sont ciblées : un outil de diagnostic Air/Sol/Plantes à la parcelle en temps réel déployé sur tablettes mobiles, et des engrais préventifs et des biostimulants préventifs et curatifs.

 

Financé dans le cadre du 24e appel du FUI, ce projet associe les sociétés Agro Innovation International (Groupe Roullier), WEEDEC, Dijon Céréales et des partenaires de recherche (UMR EVA Caen et UMR Agroécologie Dijon), pour une durée de quatre ans.

 

ALIMENTATION-SANTE

GLUTN (ANR) : vers des produits réduits en gluten à destination des consommateurs sensibles

Le gluten est un réseau de protéines végétales qui se forme lors de l’hydratation et du pétrissage de la farine de certaines céréales dont le blé. S’il confère à la pâte des propriétés viscoélastiques uniques, essentielles pour toute transformation, le gluten peut également entraîner des problèmes de santé : allergie, maladie cœliaque et sensibilité non-cœliaque au gluten (SNCG). Cette dernière, en l’absence de biomarqueur clinique, est mal caractérisée et souvent auto diagnostiquée, laissant libre cours à des régimes sans gluten sans raisons médicales objectives.

 

Se pose alors la question du bien-fondé de ces régimes pour les personnes non cœliaques et non allergiques, entraînant de fortes conséquences pour les consommateurs (risque de régimes déséquilibrés) et pour la filière céréalière.

 

Dans ce contexte, le projet GlutN soutenu par l’ANR vise à élucider des mécanismes responsables de cette pathologie, évaluer sa prévalence et rechercher des biomarqueurs cliniques. Le pain étant la principale forme d’ingestion du gluten, GlutN vise aussi à produire de « nouveaux » pains, qui seraient tolérés par les patients SNCG.

 

Le projet GlutN aura des retombées économiques (biomarqueurs de la SNCG pour le diagnostic, lignées de blés et/ou produits panifiés spécifiques pour les personnes sensibles au gluten) et sociétales en aidant non seulement les consommateurs à choisir en toute objectivité leur régime, mais aussi les pouvoirs publics à donner des conseils avisés sur la consommation de gluten.

 

Le projet GlutN associe six laboratoires de recherche (UMR INRA-UCA 1095 GDEC, UMR BIA, UMR EREN, UNH, UR QUAPA, CHU Estaing), deux entreprises (Axiane, Cérélab), et une interprofession (Passion Céréales), pour une durée de quatre ans. Le projet est co-labellisé par Vitagora et Céréales Vallée.

 

RESTORBIOME (FUI) : Développement de prébiotiques de nouvelle génération

Jusqu’à récemment, les études de l’effet des aliments et compléments alimentaires sur le microbiote intestinal (ensemble des microorganismes présents dans l’intestin), se sont concentrées sur des populations microbiennes très spécifiques, établies comme bénéfiques par la littérature. Les dernières avancées scientifiques ont mis en évidence le rôle majeur joué par le microbiote intestinal dans son ensemble et des équilibres entre les différentes populations, aussi appelés homéostasie, sur la santé de l’hôte.

 

Ces découvertes chamboulent l’approche à adopter pour développer et évaluer l’impact de composés nouvelle génération sur la sur la santé du consommateur, par l’intermédiaire du microbiote intestinal. Pour garantir des effets bénéfiques, il ne s’agit plus de cibler une espèce bactérienne donnée mais plutôt tout un groupe de bactéries ce que l’on peut faire avec des molécules dites prébiotiques.

 

Le projet RestorBiome, soutenu par le 24ème appel à projets du FUI vise à développer des molécules prébiotiques de nouvelle génération qui auront par conséquent (a) la capacité de développer l’ensemble d’un groupe de microorganismes, (b) pour permettre une meilleure santé de l’hôte. Le projet évaluera l’efficacité et les modes d’action de ces molécules de nouvelle génération dans des situations de déséquilibre du microbiote intestinal (appelées dysbioses intestinales). Enfin, le but ultime du projet sera d’intégrer ces nouveaux prébiotiques dans des matrices alimentaires enrichies (céréales et produits laitiers).

 

Le projet réunit 5 partenaires (General Mills, Biovitis, Groupe Solactis, INRA et l’Université Clermont Auvergne) pour une durée de trois ans. Le projet est labellisé par Vitagora (pôle porteur) et co-labellisé par Céréales Vallée.

 

SECURITE ALIMENTAIRE

PATHOFOOD (ANR) : mieux comprendre les mécanismes bactériologiques pour garantir l’innocuité alimentaire

Garantir l’innocuité des produits alimentaires est au cœur des enjeux sanitaires de la filière agroalimentaire. Deux bactéries pathogènes d'origine alimentaire représentent un risque élevé de contamination des aliments à des niveaux initiaux très bas : Escherichia coli O157:H7 et Listeria monocytogenes. Or, actuellement, les outils disponibles pour évaluer le comportement de ces bactéries pathogènes à prévalence faible ne prennent pas en compte l’hétérogénéité des pathogènes au sein de la complexité environnementale de l’aliment (communautés microbiennes endogènes, de biopréservation ou technologiques).

 

Le projet PathoFood, financé dans le cadre de l’ANR 2017, a pour objectif de mieux appréhender les risques microbiologiques liés à ces deux pathogènes alimentaires en tenant compte des interactions avec l’ensemble de leur écosystème. Les résultats du projet permettront de limiter les mesures de retrait, et notamment les rappels inappropriés de produits, et d’évaluer l’impact de mesures de maîtrise des deux dangers L. monocytogenes et E. coli entérohémorragiques, pour des aliments surs et sains pour le consommateur.

 

Le projet PathoFood associe quatre unités de recherche (INRA MEDiS, INRA B2HM, ANSES LSA, UL LIBio), trois centres de ressources technologiques (Aérial, Adiv, Actalia), une PME (Gillot SAS) et une grande entreprise (Elivia), pour une durée de quatre ans.

Pour en savoir plus

Télécharger le communiqué de presse.

 

Contact Presse :

Marthe Jewell, marthe.jewell@vitagora.com,

Tel.: +33 (0)3 80 78 97 92, Mob.: +33 (0)6 60 65 87 16

 

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