10 avril 2020

Les projets de Vitagora - bulletin d'avril 2020

Innovation collaboration

Des résultats de projets labellisés par Vitagora

SWEET - Edulcorants : mesurer leur durabilité grâce à des analyses de cycle de vie (ACV)

 

Le projet européen SWEET*, dont Vitagora est partenaire, a pour objectif d’analyser les effets sur le long terme d’une substitution du sucre par des édulcorants spécifiques. Il consacre une partie de ses travaux à l’association inédite de trois types d’analyses de cycle de vie (ACV) afin d’évaluer les impacts de cette substitution en termes de durabilité sous plusieurs perspectives.

 

L’AVC est un outil multicritère qui a pour objectif de recenser et quantifier les impacts potentiels, tout au long de la vie des produits. Dans le cadre de SWEET, trois types d’ACV seront conduites :

  • Une ACV mesurant l’impact environnemental
  • Une ACV mesurant l’impact social
  • Et une ACV mesurant l’impact économique

 

C’est la première fois que ces trois types d’analyses seront associés dans le cadre d’une évaluation approfondie de la durabilité d’un système alimentaire.

 

Impliqué dans le « work package » en charge de la communication et dissémination, Vitagora participe à l’organisation de workshops réunissant les partenaires du projet, mais aussi des réunions de consultation de parties prenantes externes dont la prochaine portera sur les ACV. 

 

*Débuté fin 2018, le projet européen SWEET réunit 29 partenaires européens dont Vitagora et certains de ses membres (notamment Cargill, Tereos, le CSGA). Ce projet conduit des études afin d’analyser les effets sur le long terme liés à une substitution du sucre par des édulcorants, afin de promouvoir des régimes sains, combattre l’obésité et améliorer la sécurité alimentaire dans l’Union Européenne.

 

Mulch Catalyse – Les paillages végétaux : des propriétés biostimulantes mises en évidence

 

Dans le cadre du projet Mulch Catalyse*, une étude de faisabilité menée par l’entreprise Géochanvre en collaboration avec l’UMR Agroécologie (INRAE Dijon) a démontré les propriétés biostimulantes des paillages végétaux contenant du chanvre, du lin et de l’ortie appliqués à la culture maraîchère.

 

En parallèle d’études bibliographiques menées pour synthétiser et documenter l’effet biostimulant des plantes visées (chanvre, lin, ortie, etc.), des essais ont été menés en conditions contrôlées sous serres, ainsi qu’en conditions contrôlées chez des maraichers de la région Bourgogne-France-Comté. Les essais sur parcelles de terre ont permis de tester différents types de toiles végétales - chanvre, lin, ortie - mais aussi comparé aux parcelles au sol nu et celles où des bâches plastiques ont été disposées.

 

Les essais scientifiques menés sont concluants, et ont permis à Géochanvre d’objectiver les effets biostimulants préalablement observés de manière empirique : par rapport au sol nu comme témoin, les toiles de chanvre et de lin améliorent le cycle du phosphore et de l’azote et donc leur biodisponibilité pour les plantes. De plus, ces deux types de toile améliorent fortement la capacité de dégradation de la matière organique complexe. L’ortie joue sur un registre très différent, stimulant le cycle du carbone, du soufre, et de l’azote.

 

Les parcelles avec plastique ont montré les moins bons résultats en termes de biostimulation du sol.

 

L’effet biostimulant de la vie des sols des paillages développés par Géochanvre, notamment ceux à base de lin et de chanvre, a donc été confirmé par cette étude.

 

*Le projet Mulch Catalyse a été financé à hauteur de 200 000€ dans le cadre du PIA3 Régionalisé (Plan d’Investissement d’Avenir) de la Région Bourgogne-Franche-Comté, opéré par BPI France. Il est porté par Géochanvre.

 

PathoFood à mi-parcours
[Sécurité sanitaire] Mieux comprendre les bactéries pathogènes dans les aliments pour prévoir leur comportement

 

Le projet ANR PATHOFOOD*, labellisé par Vitagora, arrive à mi-parcours de son programme de recherche de quatre ans. Ce programme permettra à terme de mieux comprendre les interactions des pathogènes avec les matrices alimentaires complexes (notamment celle de la viande et du fromage) mais aussi avec les « bons » microorganismes présents dans l’aliment, afin de modéliser le comportement des bactéries pathogènes pour mieux les maîtriser. Les résultats de ces travaux sont prévus pour début 2022.

 

La spécificité de PATHOFOOD est de prendre en compte les différents microenvironnements qui coexistent au sein d’une matrice alimentaire, aux propriétés physico-chimiques, biochimiques et microbiologiques différentes. Plusieurs études ont ainsi été réalisées ou sont toujours en cours pour acquérir des données sur les interactions entre les communautés microbiennes dans des conditions très variables : composition des aliments, présence de flores technologiques et/ou biopréservatrices, etc. Ces données permettront aux partenaires dans la deuxième moitié du projet de travailler sur l’élaboration de modèles prédictifs de la croissance, de la survie et de l'inactivation des bactéries pathogènes.

 

Le projet s’intéresse spécifiquement à la caractérisation de deux bactéries pathogènes d'origine alimentaire qui généralement contaminent les aliments à des niveaux initiaux très bas : Escherichia coli O157:H7 et Listeria monocytogenes. Les produits alimentaires ciblés sont la viande avec le steak haché de bœuf et un fromage de type pâte molle. Ces deux produits présentent un risque microbiologique vis-à-vis de ces deux contaminants ainsi qu’une importante hétérogénéité dans leurs matrices alimentaires.

 

Depuis le démarrage du projet, un doctorant, une post-doctorante ainsi qu’une étudiante en Master 2 ont été recrutés afin de renforcer les équipes travaillant sur PATHOFOOD. Une première communication sur le projet a été présentée en mars 2019 à Paris lors de la journée de restitution du RMT QUALIMA "Valider les mesures de maitrise en agro-alimentaire de nouveaux outils pour vous accompagner" devant plus de 100 participants, représentatifs des industries agroalimentaires cibles de la communication du projet et qui attendent avec intérêt les résultats.

 

*Coordonné par l’INRAE UMR MEDIS, à Clermont-Ferrand, le projet PathoFood, financé par l’ANR et démarré en 2018, réunit un consortium interdisciplinaire composé de chercheurs de haut niveau dans les disciplines scientifiques visées par le projet (INRAE UMR MICALIS, UL LIBio, ANSES LSA) ainsi que des Instituts Techniques Agro-Industriels (Aérial, Actalia et Adiv).

 

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