13 avril 2026
Portrait à déguster : Hélène Poirier
Dans le cadre de la nouvelle Lettre du Président, fêtons les hommes et les femmes qui font Vitagora !
A table avec
Hélène Poirier
Entre recherche, collectif… et conviction alimentaire !
Directrice, Institut Agro Dijon
Sucré ou salé ?
« Sans hésiter : salé. Du petit déjeuner au dîner ! Café noir, yaourt nature, pain… et fromage. Pourtant, mes parents étaient pâtissiers — comme quoi ! Mais je n’ai jamais été très sucrée. »
Ton meilleur souvenir à table ?
« Un poulet rôti dans la maison de campagne de mes grands-parents. Le dimanche midi, l’odeur commençait dès 11h… On était tous réunis en famille.
Ma maman le préparait simplement, avec du beurre, des herbes, un bon poulet local. Je me souviens même des chats du voisinage qui descendaient, attirés par l’odeur ! C’est un souvenir très fort, très sensoriel. »
Est-ce que tu cuisines aujourd’hui ?
« J’adore manger… et aider ! Mais cuisiner, ce n’est pas vraiment mon terrain de jeu. Cela dit, je sais faire un poulet rôti — sans doute un peu moins bien que ma maman, et avec moins de beurre ! »
Quel a été ton déclic pour la recherche ?
« Un stage en unité Inserm pendant mon DUT. Dès que je suis entrée dans le laboratoire, ça a été une évidence.
J’ai découvert un univers fascinant : travailler à la frontière de ce qui est connu, avec la possibilité de découvrir quelque chose de nouveau chaque jour. C’est une sensation de liberté assez unique… comme être face à un horizon ouvert. »
Qu’est-ce qui te motive dans ton métier aujourd’hui ?
« Cette idée d’être toujours à la limite de la connaissance.
Et aujourd’hui, même si je suis davantage sur des fonctions de direction, je continue à contribuer à la stratégie et aux grandes orientations en particulier dans le domaine de l'alimentation. C’est une autre manière d’avoir de l’impact. »
Ton équipe, ce serait plutôt un laboratoire ou une cuisine en effervescence ?
« Un laboratoire de R&D… en effervescence !
Quand j’ai pris la direction, j’ai voulu m’entourer de personnes en qui j’ai confiance et avec qui j’ai envie de travailler. Les décisions se prennent collectivement, sur la base des échanges.
Ce collectif est essentiel. Il permet de partager les responsabilités et de ne jamais être seul face aux décisions. »
Et l’Institut Agro Dijon, ce serait quel plat ?
« Du pop-corn pimenté !
À cause — ou grâce — aux étudiants. Ils nous bousculent, nous challengent, nous obligent à sortir de nos cadres. Ce n’est pas toujours confortable, mais c’est extrêmement stimulant. »
Un moment marquant avec Vitagora ?
« Les réunions du Bureau. C’est un format assez resserré, mais très riche.
On y partage des visions, des enjeux de territoire, des orientations stratégiques. Et surtout, il y a une vraie liberté de parole. Pour moi, ce sont des moments précieux, à la fois pour le réseau, mon établissement et à titre personnel. »
Quelle graine aimerais-tu semer pour l’avenir ?
« Faire comprendre que notre santé dépend directement de ce que nous mettons dans notre assiette.
Et que cela a un prix. Un prix pour le consommateur, mais aussi pour toute la chaîne de valeur. On ne peut pas vouloir une alimentation de qualité sans accepter le coût.
C’est un enjeu majeur, et encore insuffisamment intégré aujourd’hui. »
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